Le container aménagé, alternative économique pour studio ou bureau

Un terrain disponible au fond du jardin, un besoin urgent de mini bureau pour télétravailler au calme ou l’envie de créer un studio modulable à louer : beaucoup de projets se retrouvent aujourd’hui coincés entre

Sophie Martineau

Rédigé par : Hugo Lemoine

Publié le : mai 28, 2026


Un terrain disponible au fond du jardin, un besoin urgent de mini bureau pour télétravailler au calme ou l’envie de créer un studio modulable à louer : beaucoup de projets se retrouvent aujourd’hui coincés entre des devis de maçonnerie trop élevés et des solutions préfabriquées décevantes. Le container aménagé s’est glissé exactement dans ce créneau. À la base, ce n’est qu’une boîte en acier qui a vu du pays sur les cargos. Une fois transformée correctement, elle devient un logement économique, un bureau container confortable ou un atelier lumineux, posé en quelques jours sur un terrain préparé.

Ce type de habitat alternatif bouscule les codes habituels du bâtiment. On reste sur une structure très robuste, dimensionnée pour supporter des empilements en port de commerce, mais qu’on vient habiller, isoler et équiper comme un petit appartement ou un cabinet professionnel. Beaucoup de particuliers s’en servent pour un studio indépendant destiné à un enfant étudiant ou à une location courte durée. Des artisans, des kinés, des coiffeurs à domicile y voient une solution économique pour séparer vie privée et activité professionnelle sans se ruiner dans un local en ville. On parle ici d’espace compact mais bien pensé : 13 à 28 m² utiles, optimisés au centimètre près.

Derrière l’effet de mode, il y a tout de même de vraies questions techniques : comment isoler correctement une boîte en acier pour en faire un studio quatre saisons ? Quel budget réaliste pour un aménagement container habitable, sans tomber dans le low-cost qui vieillit mal ? Quelles règles d’urbanisme respecter pour ne pas se retrouver avec une injonction de démontage au bout de six mois ? Les lignes qui suivent prennent les choses dans l’ordre : d’abord ce qu’est réellement un container transformé, ensuite les usages possibles, puis les chiffres concrets de prix, la réglementation, et enfin la manière de choisir un professionnel sérieux pour ne pas finir avec une « boîte à chaussures » invivable.

En bref :

  • Un container aménagé est un ancien module maritime transformé en studio, bureau, commerce ou hébergement, avec isolation, électricité et finitions intérieures.
  • C’est une solution économique pour créer un espace compact : jusqu’à environ 30 % moins cher qu’une construction traditionnelle à surface équivalente, si le projet est bien dimensionné.
  • Les formats les plus courants sont le 20 pieds (environ 14 m²) idéal pour un mini bureau ou un petit studio, et le 40 pieds (près de 28 m²) pour un studio modulable plus confortable.
  • La modularité permet de juxtaposer ou empiler plusieurs unités pour créer un habitat alternatif complet, un bureau de groupe ou un petit commerce.
  • Les points de vigilance : isolation sérieuse, condensation, respect du PLU, nécessité de déclaration ou permis, choix d’un container en bon état et d’un aménageur compétent.

Container aménagé : comprendre la base avant de parler studio ou bureau

Avant de se lancer dans un devis, il faut poser le décor. Un container maritime standard, c’est une caisse en acier Corten de 2,44 m de large, environ 2,60 m de haut et 6,06 m de long pour un 20 pieds. L’ossature est dimensionnée pour être empilée en piles de huit ou neuf en mer, avec du vent, du sel et des chocs de manutention. Autrement dit, sur un terrain de particulier, les contraintes sont presque une promenade de santé. C’est ce squelette qui sert de point de départ à un aménagement container habitable.

On distingue deux grands gabarits. Le 20 pieds tourne autour de 13,8 m² de plancher : parfait pour un bureau container individuel, un atelier créatif ou un petit studio avec coin nuit, douche et kitchenette si l’aménagement est astucieux. Le 40 pieds, lui, offre à peu près 28 m². Là, on peut se permettre une vraie séparation jour/nuit, une salle d’eau confortable, voire un bureau double. Ces modules restent des boîtes rectangulaires, mais la modularité vient du fait qu’on peut les découper, les assembler par le côté, les empiler et créer des volumes surprenants.

Un point que beaucoup de gens sous-estiment : à l’état brut, un container n’est pas du tout habitable. Les parois métalliques condensent l’humidité, l’été ça devient un four, l’hiver un congélateur. Pour en faire un studio modulable ou un logement économique, il faut une vraie couche technique : isolation (souvent laine de roche, mousse projetée ou panneaux rigides), pare-vapeur, doublage intérieur, menuiseries performantes, ventilation maîtrisée. Sans ça, même avec la plus belle déco industrielle, l’usage restera très limité dans le temps.

Autre élément souvent vu de travers : le poids. Un 20 pieds vide tourne autour de 2,2 tonnes, un 40 pieds autour de 3,8 tonnes. Ajoutez l’isolation, le plancher, les réseaux, on grimpe vite. Résultat, pas question de poser ça « à la va-vite » sur quatre parpaings. Une dalle béton, des longrines ou des plots bien dimensionnés restent indispensables, comme pour une construction bois sérieuse. C’est là que certains fabricants gonflent artificiellement l’argument « mobilité » : oui, la structure se déplace, mais pas toutes les semaines, et pas sans logistique.

Soyons clairs : tant qu’on imagine le container comme une cabane de chantier améliorée, on passe à côté de son potentiel. Une fois considéré comme un vrai bâtis, avec fondations adaptées, isolation digne de ce nom et équipements conformes, il devient un concurrent crédible à l’extension maçonnée ou à l’ossature bois classique.

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C’est justement cette bascule d’image — de la caisse logistique à l’habitat alternatif — qui explique l’engouement actuel pour les studios et bureaux issus de containers, surtout dans les zones où le prix du mètre carré construit a flambé.

Les différents formats et configurations possibles

Pour un usage type studio ou bureau, les formats standard 20 et 40 pieds couvrent déjà beaucoup de cas. Mais sur le terrain, les projets ne s’arrêtent pas là. Certains aménageurs proposent des « high cube », un peu plus hauts (environ 2,90 m au lieu de 2,60 m), très appréciés pour intégrer un plafond plus confortable ou un faux-plafond technique avec gaines et isolant supplémentaire. D’autres combinent deux ou trois unités pour créer des volumes en L ou en U, avec patios et terrasses abritées.

Un exemple concret : un indépendant du numérique installe un mini bureau de 20 pieds au fond de sa parcelle. Sur la base du module, il crée une grande baie vitrée plein sud, un coin sanitaire compact, un plan de travail sur toute la longueur et un rang de rangements en hauteur. Résultat : un espace compact de travail parfaitement fonctionnel, sans empiéter sur la maison. Trois ans plus tard, son activité se développe. Il ajoute un deuxième container, juxtaposé, qui devient salle de réunion et zone détente. Sans toucher à la maison principale, il a transformé un simple module en un petit pôle professionnel.

La même approche vaut pour le logement. Un couple peut démarrer avec un logement économique en 40 pieds, bien isolé, bardé bois pour se fondre dans le paysage, puis ajouter un 20 pieds perpendiculaire pour créer une chambre supplémentaire quand la famille s’agrandit. C’est là que la modularité du système prend tout son sens : on ne paye que les mètres carrés dont on a besoin au moment T, le reste peut venir plus tard.

Le point clé à retenir sur cette première partie, c’est que le container n’est pas une baguette magique. C’est un support structurel intéressant, robuste et standardisé, qui devient vraiment pertinent quand il est traité comme un bâtiment à part entière, pensé pour durer.

Pour ceux qui veulent visualiser concrètement les transformations possibles, les vidéos de chantiers en temps réel montrent bien les étapes : découpe, renforts, isolation, habillage intérieur, puis raccordements. On se rend vite compte que le gros de la valeur ajoutée se joue sur ces phases-là, pas sur la boîte métallique d’origine.

Usages concrets : du logement économique au bureau container performant

Une fois le principe technique compris, reste la vraie question : à quoi peut servir un container aménagé dans la vie de tous les jours ? En pratique, trois grandes familles d’usages dominent le marché : le habitat alternatif, le bureau container pour les activités professionnelles, et les espaces commerciaux ou touristiques. Chaque usage a ses contraintes spécifiques, ses astuces d’implantation et ses pièges à éviter.

Côté logement, l’image typique est celle du studio modulable posé dans le jardin. Pour un étudiant, un parent âgé ou une location type Airbnb, un 20 ou 40 pieds bien conçu offre une vraie indépendance : entrée séparée, salle d’eau, kitchenette, parfois petite terrasse couverte. Dans beaucoup de communes, c’est plus simple que de monter un bâtiment en dur qui alourdirait la taxe foncière et nécessiterait un chantier long. Le container, lui, arrive déjà pré-équipé ; le temps sur place se limite souvent aux fondations, raccordements et ajustements.

Ce type de logement économique trouve aussi sa place dans les zones touristiques où le foncier est cher. Des campings ou gîtes ruraux remplacent des mobil-homes vieillissants par des unités containers habillées bois, nettement plus robustes et mieux isolées. On obtient un hébergement compact mais confortable, capable de fonctionner une bonne partie de l’année et de tenir la route en terme de confort thermique.

Bureau container et espace de travail compact

Sur le volet professionnel, la formule du bureau container répond à une autre problématique : comment travailler sérieusement depuis chez soi sans transformer le salon en open space ? Avec l’explosion du télétravail, beaucoup de gens cherchent un coin séparé, isolé phoniquement, où ils peuvent recevoir un client sans passer par la cuisine. Un 20 pieds bien aménagé suffit largement pour un poste de travail, un rangement, une petite zone détente et un coin sanitaire minimal.

Tiens, un exemple concret. Une graphiste installée en zone périurbaine choisit un module 20 pieds transformé en bureau. Isolation sérieuse, grande baie au sud, porte vitrée latérale, climatisation réversible, demi-cloison pour séparer l’espace accueil de la zone de travail. Le tout posé sur plots béton avec un petit deck bois pour l’accès. Elle reçoit ses clients dans cet espace compact sans les faire entrer dans la maison, et garde sa concentration en journée. Le gain de productivité justifie largement l’investissement.

Dans des secteurs plus techniques, le container devient atelier de prototypage, studio de musique, cabinet paramédical ou même petit laboratoire photo. Là, il faut évidemment adapter l’isolation acoustique, la ventilation et les réseaux, mais la structure supporte très bien ce type d’usage. Des entreprises spécialisées, comme celles qu’on peut découvrir en explorant des sites de construction bois et de modules comme certaines plateformes spécialisées, montrent bien la variété de configurations possibles.

Ce type de mini bureau est aussi apprécié des artisans et petites entreprises qui ont besoin d’un local administratif et de stockage léger sur un dépôt ou un terrain loué. Plutôt que de construire un bâtiment difficile à déménager, un bureau container permet de garder une part de mobilité : si le bail change, le module part avec l’entreprise, à condition de prévoir le transport.

Usages commerciaux, touristiques et événementiels

Dernier grand volet : les activités commerciales et touristiques. Dans les villes côtières ou touristiques, on voit de plus en plus de snacks, bars à jus, boutiques éphémères et guérites d’accueil réalisés à partir de containers. L’idée est simple : un aménagement container dimensionné pour respecter les normes d’hygiène ou d’accessibilité, facile à sécuriser la nuit, et déplaçable à la fin de la saison. Une même structure peut servir en bord de mer l’été et sur un marché de Noël l’hiver, avec quelques adaptations.

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Le secteur de l’événementiel adore aussi ces boîtes robustes pour en faire des stands, scènes, bars mobiles ou loges temporaires. Empilés et ouverts sur l’une des faces, les containers deviennent gradins, plateformes de DJ, ou supports pour écrans géants. Là encore, la modularité est l’argument principal : on compose un village complet pour un festival, puis on reconditionne le tout pour le suivant.

Côté hébergement touristique, le container aménagé offre une alternative intéressante au mobil-home. Mieux isolé, plus pérenne, il supporte mieux les aléas climatiques. Un camping peut proposer une gamme « premium » avec studios containers bardés bois, grandes baies vitrées, toits terrasses et pergolas. L’image est plus valorisante, et le tarif de nuit suit, ce qui améliore la rentabilité sans agrandir l’emprise au sol.

Au final, que l’on parle de habitat alternatif, de mini bureau ou de kiosque commercial, le container trouve sa place partout où l’on cherche un compromis entre coût, rapidité de mise en œuvre et flexibilité d’usage.

Les retours d’expérience vidéo de propriétaires de maisons containers ou de bureaux modulaires permettent de voir, à quelques années d’usage, ce qui vieillit bien et ce qui était une fausse bonne idée. C’est précieux pour ajuster son propre projet et éviter les erreurs courantes.

Budget et prix d’un container aménagé pour studio ou bureau

Venons-en à la question que tout le monde se pose : combien ça coûte, pour de vrai ? Un studio modulable ou un bureau container ne se résume pas au prix de la boîte métallique. Entre l’achat du container, l’isolation, l’électricité, les menuiseries, les finitions, les fondations et les raccordements, la facture complète ressemble plus à une petite construction bois qu’à une cabane de chantier. Mais en comparaison d’une extension maçonnée traditionnelle, on reste souvent dans une fourchette inférieure de 20 à 30 % pour une qualité équivalente.

Pour donner des ordres de grandeur réalistes, on peut découper le budget en trois blocs : le container brut, l’aménagement intérieur/extérieur, puis les frais annexes de mise en place sur le terrain. Les chiffres varient selon la région, la qualité des matériaux et le niveau de prestation, mais certaines plages de prix reviennent systématiquement sur les chantiers sérieux.

Ordres de grandeur de prix en 2025–2026

Sur le marché français, un container 20 pieds d’occasion correct se trouve souvent autour de 1 500 à 2 000 €, un neuf plutôt vers 3 000 à 3 500 €. Pour un 40 pieds, on grimpe entre 2 800 et 5 000 € selon l’état et l’origine. Mais ce n’est que le début. L’aménagement container lui-même représente la plus grosse part du budget, surtout si on vise un usage d’habitation ou de bureau à l’année.

Pour un agencement simple — isolation correcte, quelques ouvertures, électricité, faux-plancher, habillage intérieur propre — le ticket d’entrée se situe généralement entre 15 000 et 25 000 €. En version « prêt à poser » pour un studio modulable habitable (salle d’eau, coin cuisine, chauffage, VMC, finitions abouties), on se rapproche plutôt de 30 000 à 75 000 € selon la surface, la qualité des équipements et le niveau de personnalisation.

Élément Fourchette indicative Remarques pour studio / bureau
Container 20 pieds brut 1 500 – 3 500 € Occasion ou neuf, contrôle de la corrosion essentiel.
Container 40 pieds brut 2 800 – 5 000 € Plus adapté pour studio confortable ou double poste de travail.
Aménagement simple (bureau ou atelier) 15 000 – 25 000 € Isolation, électricité, quelques ouvertures, finitions basiques.
Projet clé en main (studio habitable) 30 000 – 75 000 € Plomberie, chauffage, cuisine, salle d’eau, finitions complètes.
Frais annexes (fondations, raccordements, transport) 5 000 – 15 000 € Très variable selon le terrain et les réseaux existants.

Les frais annexes font souvent grimper la note plus que prévu. Terrassement sur un terrain en pente, création d’un chemin pour le camion-grue, tranchées pour l’eau, l’électricité et l’assainissement : tout ça chiffre vite. Autre poste à ne pas négliger : le bardage ou l’habillage extérieur. Beaucoup de propriétaires choisissent un habillage bois pour adoucir le look industriel et satisfaire le PLU. Entre la fourniture et la pose, c’est un budget qui peut représenter 300 à 500 € par m² de façade selon l’essence choisie.

Pour rester lucide sur son budget, l’idéal est de demander un chiffrage détaillé à deux ou trois entreprises spécialisées en container aménagé, et de comparer poste par poste. Certai­nes plateformes, à l’image d’acteurs qui centralisent les projets de construction bois et modulaires, permettent de mieux cerner les prix du marché et les prestations incluses.

En résumé, un studio ou un bureau issu d’un container ne coûte pas trois fois rien, mais il reste souvent plus abordable et plus rapide à mettre en œuvre qu’une extension maçonnée classique, surtout si le terrain est bien préparé et les raccordements proches.

Réglementation, permis et contraintes pour un container aménagé

Le sujet qui fâche parfois, c’est l’administratif. Un container aménagé n’est pas un meuble qu’on pose et qu’on déplace au gré des envies. Pour la mairie, dès qu’il est installé de manière durable, raccordé aux réseaux, et surtout dès qu’il sert de logement ou de bureau container fixe, il est assimilé à une construction. Il tombe donc sous le coup du Code de l’urbanisme et du PLU local, comme n’importe quel autre volume bâti.

Concrètement, la première étape consiste à vérifier le Plan Local d’Urbanisme : zones constructibles, emprise au sol autorisée, hauteur maximale, aspect extérieur imposé. Certains règlements n’aiment pas du tout l’esthétique acier nu ; ils exigent un bardage bois, un enduit, ou une couleur spécifique pour l’intégration paysagère. Là, le container habillé façon petit chalet ou bureau bois passe nettement mieux qu’un bloc bleu Maersk posé brut.

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Déclaration préalable ou permis de construire ?

La frontière la plus connue, c’est celle des 20 m² de surface de plancher. En dessous, pour un usage de bureau ou d’atelier non habitable, une déclaration préalable de travaux suffit généralement, à condition que le PLU l’autorise. Au-dessus, on bascule sur un permis de construire. Dès qu’on parle d’usage de logement, même pour un logement économique de petite taille, les mairies sont plus vigilantes et demandent plus facilement un permis avec dossier complet (plans, insertion paysagère, notices techniques).

Pour un studio modulable de 20 pieds utilisé en chambre d’amis, certains pensent pouvoir « passer sous les radars ». C’est une erreur. En cas de contrôle, l’administration regarde l’usage réel et le caractère permanent de l’installation : raccordement à l’eau et à l’électricité, présence de sanitaires, aménagement intérieur pérenne. Mieux vaut donc jouer cartes sur table dès le départ, plutôt que de risquer une mise en conformité forcée plus tard.

Les normes thermiques entrent aussi dans la danse, surtout si le container sert de résidence principale. On vise alors un niveau de performance proche de RE2020, avec une isolation bien dimensionnée, une ventilation efficace et un système de chauffage adapté. Là, le surcoût initial se rattrape sur les factures d’énergie, et le confort quotidien n’a plus rien à voir avec une simple cabane en tôle.

Dernier point réglementaire souvent oublié : l’assainissement. Pour un bureau sans point d’eau, la question se pose peu. Pour un studio avec douche et WC, il faut soit un raccordement au tout-à-l’égout, soit un dispositif individuel (micro-station, fosse toutes eaux) validé par le SPANC. Les containers posés au fond d’un terrain isolé doivent donc intégrer cette contrainte dès la conception, au risque de découvrir après coup qu’il n’y a pas de solution simple.

En clair, le container ne permet pas de contourner les règles d’urbanisme. Il simplifie le chantier et le budget, pas la paperasse. Un projet bien ficelé sur le plan administratif évite les mauvaises surprises et valorise réellement le bien à long terme.

Choisir son aménageur et sécuriser son projet de studio ou bureau container

Une fois le concept validé et le budget global posé, reste le choix de l’entreprise qui va transformer la boîte métallique en véritable espace compact habitable ou professionnel. C’est un point décisif. Entre un simple revendeur de containers et un aménageur qui maîtrise l’isolation, la structure, l’électricité et les normes, la différence de résultat est énorme. Un bon aménagement container ne se voit pas seulement le jour de la livraison, mais surtout trois hivers plus tard, quand rien ne condense, ne gondole ou ne rouille prématurément.

Pour faire le tri, quelques critères concrets s’imposent. D’abord, l’origine et la qualité des containers eux-mêmes : certification CWO, structure saine, absence de corrosion profonde. Ensuite, le niveau de détail des devis : type et épaisseur d’isolant, nature des menuiseries, marque des équipements électriques, descriptif des finitions. Un devis flou laisse souvent la porte ouverte à des économies cachées sur les matériaux, qui se payent en confort et en durabilité.

Points de contrôle avant de signer

Voici quelques vérifications utiles avant de confier son projet :

  • Qualité de l’isolation : épaisseur et type d’isolant en parois, plancher et plafond, traitement des ponts thermiques.
  • Menuiseries : double ou triple vitrage, Uw annoncé, présence de volets ou brise-soleil pour limiter la surchauffe.
  • Électricité et plomberie : conformité aux normes en vigueur, plan de tableau électrique, sections de câbles, qualité des appareils.
  • Ventilation : simple flux, double flux, ou aération minimale pour un bureau container sans point d’eau.
  • Traitement anticorrosion : reprise des zones découpées, peintures protectrices, gestion des infiltrations potentielles.

Les références et réalisations précédentes restent un excellent indicateur. Un aménageur capable de montrer plusieurs studios ou bureaux déjà livrés, avec éventuellement des retours d’utilisateurs après quelques saisons, inspire plus confiance qu’un vendeur qui ne présente que des rendus 3D. Certaines sociétés, à l’image d’acteurs comme Aquitaine Containers, se sont spécialisées dans cette « containérisation utile » en proposant des solutions sur mesure : studios, snacks, bureaux temporaires, saunas, etc., livrés un peu partout en France.

Au moment des échanges, la capacité de l’entreprise à parler aussi des inconvénients est révélatrice : contraintes d’isolation, risques de condensation, limites de surface ou de réglementation. Un prestataire qui promet un habitat alternatif « sans aucune contrainte » pour un prix dérisoire mérite une bonne dose de méfiance. À l’inverse, quelqu’un qui prend le temps d’expliquer pourquoi tel choix de vitrage ou de système de chauffage est plus pertinent dans votre région montre qu’il raisonne comme un constructeur, pas comme un simple revendeur.

En définitive, choisir un aménageur sérieux, c’est accepter des devis un peu plus détaillés, parfois un peu plus élevés, mais qui garantissent un container aménagé réellement habitable, confortable et durable, que ce soit pour un mini bureau ou pour un studio destiné à générer des revenus locatifs.

Peut-on vivre à l’année dans un container aménagé en France ?

Oui, un container aménagé peut servir de résidence principale à condition d’être correctement isolé, ventilé et raccordé aux réseaux, et de respecter les normes thermiques actuelles. L’isolation des parois, du plancher et du plafond doit être traitée avec sérieux, sous peine de condensation et d’inconfort. Il faut aussi déposer les démarches d’urbanisme adaptées (généralement un permis de construire pour un usage d’habitation) avant l’installation.

Un container aménagé revient-il vraiment moins cher qu’une extension traditionnelle ?

Dans beaucoup de cas, le coût global d’un studio ou d’un bureau issu d’un container est inférieur de l’ordre de 20 à 30 % à une extension maçonnée de surface équivalente. Le gain vient de la structure existante, de la rapidité de chantier et de la standardisation. En revanche, l’isolation, les fondations et les raccordements restent de vrais postes de dépense, à ne pas sous-estimer dans le budget.

Faut-il un permis de construire pour installer un bureau container au fond du jardin ?

Si la surface créée dépasse 20 m² de plancher ou si l’usage est considéré comme de l’habitation, un permis de construire est en général exigé. En dessous de 20 m² pour un usage de bureau ou d’atelier, une déclaration préalable de travaux peut suffire, à condition que le PLU autorise ce type de volume et d’aspect. Dans tous les cas, un passage en mairie ou une consultation du PLU en ligne est indispensable avant de commander le module.

Quelle durée de vie peut-on attendre d’un container aménagé ?

La structure en acier d’un container maritime est conçue pour résister à des années de transport en mer. Installée sur de bonnes fondations, protégée de la corrosion et correctement ventilée, elle peut dépasser largement les 30 ans de service. La durée de vie réelle dépendra surtout de la qualité de l’aménagement (isolation, menuiseries, étanchéité) et de l’entretien périodique du bardage, des joints et des protections peintes.

Peut-on déplacer facilement un container aménagé une fois installé ?

Un container reste théoriquement mobile : il est dimensionné pour être levé et transporté par camion-grue. En pratique, dès qu’il est raccordé aux réseaux et posé sur des fondations, le déplacer implique de déconnecter les arrivées d’eau, d’électricité et d’assainissement, puis de prévoir un camion adapté. C’est faisable, mais ce n’est pas un déplacement quotidien : on parle plutôt d’un déménagement ponctuel, à anticiper dans la conception du projet.

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